Covid-19 : les financiers au défi du reporting

Covid-19 : les financiers au défi du reporting

Resserrer les mailles du filet pour ne pas risque d’être emporté par les turbulences. Face à la crise  provoquée par l’épidémie de Covid-19 , les entreprises doivent, plus que jamais, affiner leur pilotage financier et en passer, pour cela, par un reporting fluide et qualitatif. Sauf, qu’à en croire le premier « Baromètre du reporting financier » lancé en début d’année par Viareport, toutes les organisations ne semblaient pas parfaitement équipées pour faire face à une telle exigence.

3 sources de difficultés

Réalisée auprès de 230 décideurs financiers de PME et d’ETI, l’étude pointe trois sources de difficultés principales pour établir les états de reporting : la récupération tardive des données comptables (47 %), l’utilisation excessive des tableurs (43,5 %) et la diversité des sources de données (40,5 %). « Les première et troisième difficultés mettent en évidence l’enjeu fort que constitue la capacité des solutions de reporting et de consolidation à s’interfacer avec les systèmes utilisés en amont, en permettant de se connecter à des sources de données hétérogènes, de cadencer le chargement des données, et de suivre et tracer les modifications éventuelles liées à des imports successifs de données, notamment en cas d’écritures tardives passées en comptabilité », souligne Viareport.

Quant à la seconde, elle traduit l’addiction bien connue des financiers d’entreprise pour tous les types de tableurs,  et notamment pour Excel . Or, en matière de reporting de gestion, réel ou prévisionnel, cette utilisation, même si elle offre souplesse et flexibilité, n’est pas sans poser un certain nombre problèmes liés à « l’agrégation des fichiers, la gestion des versions et des mises à jour, les difficultés à travailler de façon collaborative, les nombreux risques d’erreurs – modification de formats, de liens, de données – ou encore la capacité à auditer les modifications », remarque l’éditeur. A l’avenant, les trois éléments d’insatisfaction durant les différentes étapes du reporting concernent l’alimentation des sources et les imports de données (60,1 %), l’analyse et la visualisation de l’information (50,6 %) et les contrôles de cohérence (48,8 %).

Aide à la prise de décision

Face à ce constat en demi-teinte, les financiers d’entreprise comptent bien agir. D’abord, pour la moitié d’entre eux, en faisant évoluer ou en remplaçant, à plus ou moins long terme, leurs outils de consolidation et/ou de reporting. De ces derniers, les professionnels attendent avant tout une fiabilité et une traçabilité des informations saisies ou importées (76,8 %), une amélioration de la productivité des équipes (58,9 %), mais aussi une ergonomie et une simplicité d’utilisation (50,6 %).

Au rang des fonctions jugées « essentielles » figurent, en premier lieu, les fonctionnalités de contrôle et d’audit (38,1 %), la gestion optimisée des intercos (33,3 %), et surtout la possibilité de disposer de comparatifs réel/budget/prévision (45,8 %). « Il est à noter que les capacités de simulation arrivent également en cinquième position (31,5 %), confirmant l’intérêt des participants de pouvoir travailler sur différentes hypothèses afin d’en mesurer les impacts, ajoute Viareport. Ils attendent donc de la part de leurs applications qu’elles soient une véritable aide à la prise de décision. » Une attente qui, au vu de l’incertitude actuelle, devrait encore s’affirmer dans les semaines et les mois à venir.


Source : https://business.lesechos.fr/directions-financieres/comptabilite-et-gestion/controle-de-gestion/0603095762184-covid-19-les-financiers-au-defi-du-reporting-336818.php#formulaire_enrichi::bouton_facebook_inscription_article

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